Bourache

Le verdict est tombé : les champs de tournesols ont bien aidé les abeilles à constituer des réserves dans le corps de ruche et même à récolter un petit surplus. Et ils ne sont pas les seuls à avoir fourni du nectar. De manière assez surprenante, les étangs, qui se sont dramatiquement asséchés, ont laissé pousser diverses fleurs à la place de l’eau et les abeilles ont pu en profiter. On ne sait pas dire ce que c’est, ni sur lesquelles précisément elles sont allées, mais le miel est particulier et à nouveau de couleur rousse. Serait-ce des ronces tardives ? On a hâte de vous l’expédier (on y travaille 😉).
Comme Bourache se trouve déjà un lieu paradisiaque pour ses habitantes, bord de mer étang, sable fin joncs et boue, coquillages grenouilles par milliers, transat support à l’ombre des cocotiers acacias, lieu désert et ultra naturel (ça c’est vrai 😉) on ne l’a pas déplacée. Elle reste donc dans la Dombes et va pouvoir très rapidement profiter de la floraison du lierre. Eh oui, vous ne saviez peut-être pas que le lierre est une des plantes les plus nectarifères, il tient un rôle crucial dans la constitution des réserves hivernales des abeilles. C’est la source la plus tardive qui peut fleurir 2 fois si la température le permet, et ce, jusque mi-décembre. Ne le détruisez pas et favorisez-le plutôt (il doit dépasser son support pour fleurir : mur, arbre, poteau).
On est doublement confiants puisque la personne qui s’occupe du domaine à planté plus de 18 hectares de moutarde qui doit fleurir fin octobre. Une autre source très importante de nectar pour Bourache !

2 photos bonus en bonne qualité : la disposition du rucher de la Dombes et la récolte en cours

Il nous reste 2 choses à faire : aider les abeilles à se défaire du varroa et lutter à leurs côtés contre les frelons.
Le varroa est l’ennemi numéro 1 des abeilles. Un petit acarien qui se fixe sur leur corps et le pique pour se nourrir du tissu adipeux. La plaie devient un foyer infectieux qui entraîne des malformations et des maladies. Plus la pression (le nombre d’acariens) est forte, plus les abeilles sont touchées, moins la colonie est en bonne santé, moins elle est capable d’engranger du nectar, du pollen, de l’eau, ou encore de lutter contre les brusques changements de température (le nombre d’abeilles étant important). Il faut donc faire baisser au plus vite la pression pour que la préparation hivernale se déroule dans les meilleures conditions possibles et que les abeilles d’hiver soient en excellente santé. C’est donc ce que nous avons débuté immédiatement après la dernière récolte.
Mais le varroa n’est pas le seul danger qui guette nos abeilles. Il y en a un beaucoup plus impressionnant qui rôde à l’extérieur de la ruche : les FRELONS. Qu’ils soient européens ou asiatiques, leur présence est constante, leur appétit insatiable, et leur nombre exceptionnellement élevé cette année ! On vous raconte cette lutte dans la prochaine actualité.