Bouton d'or

Clap de fin du côté de Bourdeau pour la saison 2020. Les abeilles ont effectivement trouvé des sources de nectar en forêt, sur la renouée du Japon, ainsi que dans les jardins proches. Pas de grandes quantités, mais suffisamment pour constituer des réserves dans le corps de ruche et même à récolter un petit surplus. C’est un miel des Alpes proche de celui qu’on fait dans le massif des Bauges : foncé, liquide, avec du caractère. On a hâte de vous l’expédier (on y travaille 😉).Bouton d’orne se trouve pas encore sur son emplacement d’hivernage, c’est-à-dire celui sur lequel elle va passer les mois d’hiver et faire sa relance au printemps prochain. En effet, nous craignons les brusques changements de températures printaniers du côté deBourdeauet les sources de nectar ne sont pas aussi favorables à une relance que dans la Dombes où nous prévoyons de la déplacer. Une partie des supports sont prêts et nous attendons toujours la confirmation pour un second emplacement (d’ailleurs, il est toujours possible de nous en proposer via ce formulaire 😉). En attendant sa transhumance,Bouton d’or profite de la floraison du lierre qui pousse tout autour. Eh oui, vous ne saviez peut-être pas que le lierre est une des plantes les plus nectarifères, il tient un rôle crucial dans la constitution des réserves hivernales des abeilles. C’est la source la plus tardive qui peut fleurir 2 fois si la température le permet et ce jusque mi-décembre. Ne le détruisez pas et favorisez-le plutôt (il doit dépasser son support pour fleurir : mur, arbre, poteau).

2 photos bonus en bonne qualité : la disposition du rucher de Bourdeau et l’ouverture d’une ruche

Il nous reste 2 choses à faire : aider les abeilles à se défaire du varroa et lutter à leurs côtés contre les frelons.

Le varroa est l’ennemi numéro 1 des abeilles. Un petit acarien qui se fixe sur leur corps et le pique pour se nourrir du tissu adipeux. La plaie devient un foyer infectieux qui entraîne des malformations et des maladies. Plus la pression (le nombre d’acariens) est forte, plus les abeilles sont touchées, moins la colonie est en bonne santé, moins elle est capable d’engranger du nectar, du pollen, de l’eau, ou encore de lutter contre les brusques changements de température (le nombre d’abeilles étant important). Il faut donc faire baisser au plus vite la pression pour que la préparation hivernale se déroule dans les meilleures conditions possibles et que les abeilles d’hiver soient en excellente santé. C’est donc ce que nous avons débuté immédiatement après la dernière récolte.

Mais le varroa n’est pas le seul danger qui guette nos abeilles. Il y en a un beaucoup plus impressionnant qui rôde à l’extérieur de la ruche : les FRELONS. Qu’ils soient européens ou asiatiques, leur présence est constante, leur appétit insatiable, et leur nombre exceptionnellement élevé cette année ! On vous raconte cette lutte dans la prochaine actualité.