Safran

Nous l’attendions, nous l’espérions, nous croisions les doigts pour que la floraison des acacias se déroule dans de bonnes conditions. Forcément, le parcours sans faute … ça n’existe pas. Il ne fallait pas sortir les saints de glace de l’équation. Grosse douche froide pour tout le monde du côté de Dizimieu (au nord de l’Isère). C’est en effet le lieu que nous avons retenu pour Safran après la déconvenue dans le Sud. La reine n’était pas au meilleur de sa forme et la colonie n’était donc pas suffisamment prête pour profiter pleinement et immédiatement de la floraison précoce des acacias.
Petite chronologie : le 25 avril à minuit, départ du Sud, arrivée à 3h dans la Dombes, premier dépôt jusqu’à 6h, déplacement à Dizimieu et on installe Safran à 8h. A 10h, l’activité a déjà bien repris, les abeilles effectuent leur vol de repérage (des cercles ascendants de plus en plus larges) pour prendre de nouveaux repères géographiques et retrouver facilement leur ruche.
Les signaux faibles identifiés (moins d’abeilles dans la hausse, des constructions en cire qui prennent beaucoup de temps, une ponte pas si importante) se confirment lors d’une inspection plus approfondie du corps de la ruche. La décision est prise de proposer une retraite plus tranquille à la reine avec l’objectif de développer à petit rythme un nouvel essaim. A sa place, on intronise, le 22 mai, une jeune et fougueuse reine qui doit venir dynamiser la croissance et le nombre d’individus. Elle prend ses fonctions juste après la période froide et pluvieuse des saints de glace. La dynamique était donc en berne, les fleurs dévalées, et les abeilles confinées (elles aussi !). Le challenge est donc relevé.
Nous avons prévu dans les jours qui viennent d’aller vérifier la bonne acceptation de cette nouvelle reine et constater aussi le début de son travail de ponte. On vous racontera tout ça 🤓.