Iris des marais

Iris des marais héberge une jeune colonie que nous avons créée en mai dernier. Elle est située sur la commune de Saint Germain au Mont d’Or (nord-est de Lyon) et passera l’hiver sur ce rucher. Ce dernier est idéalement placé pour un départ printanier rapide.
Actuellement, il y fait chaud, très chaud. 🥵 Cette chaleur contraint les abeilles à diminuer le nombre de vols quotidiens, ce qui diminue logiquement la quantité de nectar amassée par jour. Battant des ailes près de 200 fois par seconde en vol, les abeilles « chauffent » assez vite et lorsque la température extérieure dépasse les 27°C, elles ont du mal à évacuer le surplus de calories. C’est pour cette raison que les ruchers sont assez calmes en pleine après-midi ; les abeilles ne volent plus.
Pour les récoltes de nectar, on peut compter sur la renouée du Japon, la vigne vierge, les jardins fleuris, et les arbres en forêt qui donnent du miellat. On croise les doigts pour que la température retombe un peu et on verra fin août si elles ont réussi à stocker du miel. En attendant, on leur apporte de l’eau. 💦
Mais au fait, comment avons-nous créé cette colonie ?
La formation d’un essaim est un phénomène naturel qui assure la pérennité de l’espèce (par la multiplication des colonies) et que nous avons simplement supervisé ici.
Créer un essaim n’est pas une mince affaire ; il nous faut prélever 3 cadres de couvain dans une ruche assez forte et s’assurer qu’ils contiennent des œufs, des larves, et des abeilles prêtes à naître. 🥚 Les œufs ressemblent à de minuscules petits grains de riz plantés verticalement au fond des cellules, il faut donc avoir l’œil aguerri pour les observer. Enfin, ces cadres doivent aussi comporter suffisamment d’abeilles et des réserves minimales de miel et de pollen pour assurer un bon démarrage. 🍯
L’introduction d’une jeune reine
Il n’y a qu’une seule reine par colonie et sa présence est nécessaire à la survie de l’essaim. C’est en effet la seule capable de pondre. Cette nouvelle reine est introduite à l’aide d’une cagette en plastique qui doit permettre sa libération en douceur. C’est une mission délicate puisque son acceptation dépend uniquement des ouvrières présentes sur les cadres que nous avons prélevés dans d’autres ruches. Si elle ne leur convient pas, le scénario s’approche alors grandement de celui de 1789 … Matriarcat oui, mais en démocratie ! 👑
Pas de problème ici, les abeilles avaient bien accueilli leur nouveau monarque en mai dernier. Depuis, l’essaim a bien grossi, passant de 5,000 individus à plus de 30,000.