Chicorée

Quelle différence entre le sportif de haut niveau et l’apiculteur ? Aucune sur le plan physique, puisque ce sont des heures et des heures sur le terrain, des efforts intenses et une énergie dépensée sans compter. Et lorsqu’il s’agit d’accélérer encore l’exécution, on « pose » nous aussi le cerveau, et on enclenche le mode automatique. C’est ce qu’il se passe lorsqu’on part pour une transhumance. On sait que les ruches de l’emplacement A doivent se trouver sur l’emplacement B au petit matin le lendemain. Entre temps, c’est : « débrouille-toi pour que ça le fasse coûte que coûte ». Et comme les tâches à accomplir (charger 2 tonnes de ruches, rouler toute la nuit, mettre en place le rucher, décharger) sont rarement une partie de plaisir, il vaut mieux éviter de trop réfléchir et juste exécuter. C’est dans ces moments intenses qu’on pense à vous en se disant : « Ah, si seulement ils savaient comme on galère pour installer leurs abeilles ! Ils prendraient encore plus de plaisir à déguster le miel. ». Voilà, vous savez maintenant, dégustez le longuement 😃. (Les dernières livraisons sont en cours.)
Sinon, chez Chicorée, les abeilles ont été retardées par les 2 semaines de mauvais temps début juin et n’ont repris la récolte qu’à la mi-juin. A Cessieu, elles ont profité de la fin des tilleuls et surtout des châtaigniers pour produire un miel brun et de caractère (pas autant qu’un pur châtaignier). Le 20 juillet, alors que le nectar ne rentrait plus depuis quelques jours, nous avons récolté la hausse qui contenait du miel et préparé la colonie pour une dernière transhumance. Direction Lapeyrouse dans la Dombes ! Le tournesol fleurissait à côté de notre rucher, on a donc trouvé une place pour Chicorée. Si les abeilles ne réussissent pas à mettre de miel dans la hausse, elles rempliront au moins le corps de leur ruche en prévision de l’hiver. Verdict en août.