Iris des marais

Quelle différence entre le sportif de haut niveau et l’apiculteur ? Aucune sur le plan physique, puisque ce sont des heures et des heures sur le terrain, des efforts intenses et une énergie dépensée sans compter. Et lorsqu’il s’agit d’accélérer encore l’exécution, on « pose » nous aussi le cerveau, et on enclenche le mode automatique. C’est ce qu’il se passe lorsqu’on part pour une transhumance. On sait que les ruches de l’emplacement A doivent se trouver sur l’emplacement B au petit matin le lendemain. Entre temps, c’est : « débrouille-toi pour que ça le fasse coûte que coûte ». Et comme les tâches à accomplir (charger 2 tonnes de ruches, rouler toute la nuit, mettre en place le rucher, décharger) sont rarement une partie de plaisir, il vaut mieux éviter de trop réfléchir et juste exécuter. C’est dans ces moments intenses qu’on pense à vous en se disant : « Ah, si seulement ils savaient comme on galère pour installer leurs abeilles ! Ils prendraient encore plus de plaisir à déguster le miel. ». Voilà, vous savez maintenant, dégustez le longuement 😃. (Les dernières livraisons sont en cours.)
Sinon, chez Iris des marais, les abeilles ont été retardées par les 2 semaines de mauvais temps début juin et n’ont repris la récolte qu’à la mi-juin. A Lapeyrouse, elles ont profité de la fin des tilleuls et des ronces pour produire un miel roussâtre et très légèrement mentholé. Le 3 juillet, alors que le tournesol commençait tout juste à fleurir, nous avons récolté la hausse qui contenait du miel et préparé la colonie pour sa dernière transhumance sur le lieu de production. C’était un pari risqué : rester dans la Dombes (on nous l’a déconseillé) alors que le nectar rentre avec le tournesol, ou bien essayer de faire du miel de sapin. Décision prise : direction le Bugey à 900m d’altitude !
Les abeilles de Iris des marais et quelque 2 millions de copines 👩‍👩‍👧‍👧 sont amenées sur place. On a été plutôt efficace puisqu’à 6h du matin, tout était installé et plié (cf. la photo). Au moment de la rédaction de cette actualité, ça semble mal parti. La chaleur étouffante et omniprésente a grillé la végétation à 900m d’altitude et les sapins semblent ne pas s’être remis du coup de froid en juin. Verdict en août.