Safran

Quelle différence entre le sportif de haut niveau et l’apiculteur ? Aucune sur le plan physique, puisque ce sont des heures et des heures sur le terrain, des efforts intenses et une énergie dépensée sans compter. Et lorsqu’il s’agit d’accélérer encore l’exécution, on « pose » nous aussi le cerveau, et on enclenche le mode automatique. C’est ce qu’il se passe lorsqu’on part pour une transhumance. On sait que les ruches de l’emplacement A doivent se trouver sur l’emplacement B au petit matin le lendemain. Entre temps, c’est : « débrouille-toi pour que ça le fasse coûte que coûte ». Et comme les tâches à accomplir (charger 2 tonnes de ruches, rouler toute la nuit, mettre en place le rucher, décharger) sont rarement une partie de plaisir, il vaut mieux éviter de trop réfléchir et juste exécuter. C’est dans ces moments intenses qu’on pense à vous en se disant : « Ah, si seulement ils savaient comme on galère pour installer leurs abeilles ! Ils prendraient encore plus de plaisir à déguster le miel. ». Voilà, vous savez maintenant, dégustez le longuement 😃. (Les dernières livraisons sont en cours.)
Sinon, chez Safran, les abeilles ont été retardées par les 2 semaines de mauvais temps début juin et n’ont repris la récolte qu’à la mi-juin. A Dizimieu, ça va beaucoup mieux ! La jeune reine a bien été acceptée et les choses avancent vite depuis. Elle pond plus de 1000 œufs par jour et les nouvelles abeilles viennent déjà renforcer les rangs. Elles débutent leur vie en tant que nourrices et productrices de belles petites écailles de cire transparente (oui, la cire est transparente au départ) qu’elles travaillent avec leurs pattes pour les agencer régulièrement et former de belles alvéoles. Elles sont ensuite magasinières, c’est-à-dire qu’elles entreposent le nectar rapporté par leurs sœurs dans les cadres, puis gardiennes à l’entrée de la ruche, et enfin butineuses.La dynamique de croissance étant suffisamment forte chez Safran, nous avons décidé de la transhumer sur un des derniers lieux de production de l’année. Direction le Lubéron ! Il aura fallu payer le prix fort pour lui offrir les champs de lavande. 28h non-stop pour la transhumer avec une trentaine d’autres ruches à proximité de champs commençant tout juste à fleurir. Un pari gagnant puisqu’en une semaine, les abeilles ont réussi à remplir une hausse. Il a donc fallu en rajouter une seconde. Résultat la semaine prochaine pour savoir si les 2 sont pleines 🤞.